Ce que le manga One Piece peut apprendre aux auteurs de fantasy ?

Dans cet article, nous allons parler du worldbuilgind dans l’univers du manga One Piece. L’idée de cette série d’article sera de parler de ce qui font les forces et faiblesses des univers imaginaires que nous connaissons tous.

Depuis plus de 25 ans maintenant, Eiichiro Oda, publie son œuvre originale : One Piece. Son univers s’étend sur des dizaines d’îles différentes à travers un monde où l’on retrouve énormément de références culturelles fantasy.

L’idée directrice de One Piece est la suivante : Luffy, jeune pirate part à la recherche du ONE PIECE, un trésor que l’ancien roi des pirates Gold Roger aurait caché quelque part dans le monde. Nous le suivons d’îles en Iles, construire son équipage de pirates et surmonter des épreuves dignes d’un héros.

Dans l’univers de One Piece, chaque élément de son univers est construit pour produire des aventures, les îles sont des générateurs de récits.

L’île d’Alabasta raconte la sécheresse, la guerre civile et la manipulation politique ;

L’île de Water Seven, explore les transformations économiques d’une cité maritime ;

L’île de Dressrosa parle de dictature, de mémoire et de propagande. Ainsi chaque île est construite autour d’une idée forte. L’univers n’est pas homogène mais ressemble plutot à un archipel de civilisations isolées les unes des autres mais pourtant portant un univers cohérent.

Ce qu’il faut retenir de cette construction, est qu’il n’est pas nécessaire que l’ensemble du monde partage les mêmes valeurs pour faire un univers cohérent. Les différences culturelles créént naturellement des tensions et des alliances.

L’une des forces également de l’univers global de One Piece est la continuité des actions lorsque les héros (Luffy et son équipage) quittent l’île. Ainsi sur l’Ile de Drum, se sont ses villageois et Dalton qui reconstruisent l’île hivernale suite à la défaite de son dictature Wapol. Sur l’île d’Alabasta, la princesse Vivi, à l’origine infiltrée dans l’organisation de Crocodile ,puis intégrée dans l’équipe de Luffy, reprend son role de princesse du royaume et fait en sorte de régler les problèmes politiques suite à la guerre civile. Il en va de même sur l’île des hommes poissons ou les îles céleste de Candia.


Ce que je retiens du worldbuilding de One Piece, c’est que le héros a sa mission et de part son apparition dans un univers donné qui a une problématique propre, sa résolution permet de faire évoluer le personnage principal et ses alliés. Ce qu’il ne faut pas oublier par contre c’est qu’une fois que le héros est appelé ailleurs, il faut que les personnages secondaires rencontrées et aidées lors de cette quête, prennent le relais dans l’aventure.


Le héros n’est qu’un habitant de votre récit comme les autres.

Bien sûr, des critiques s’élèvent deci delà car le schéma est plutot répétitif : les héros arrivent sur une nouvelle île, des problèmes arrivent, ils surmontent / battent les problèmes et repartent plus fort. Pourtant, ce qui tient en haleine les lecteurs de puis 25 ans et plus de 1000 chapitres, ce sont les questions auxquelles nous n’avons pas toutes les réponses et qui vont venir au fur et à mesure de l’avancée de Luffy dans sa quête du One Piece.

Nous ne savons pas encore par exemple ce qu’est la volonté du D. Que s’est il passé durant le siècle oublié ? Qui sont Im et Joy Boy ?

Ce sont ces questions qui font vivre l’univers à travers un fil rouge. Si vous expliquez toutes les énigmes de votre univers dès le début, l’intention va retomber rapidement. Ce sont les zones d’ombre qui nourrissent votre imagination et font qu’il y a toujours des choses à découvrir dans la suite de l’histoire.

Voilà ce qui à mes yeux, font le succès du worldbuilding de One Piece : un univers cohérent, des mystères non résolus, des découvertes constantes.

Et vous, qu’est ce que la masterclass d’Eiichiro Oda va vous inspirer pour votre propre worldbuilding ?

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