Pourquoi les contes de fées sont plus sombres qu’on ne le croit ?
Si je vous dis ‘’contes de fées’’, vous allez très probablement penser à un univers tout en paillettes, joyeux et ou tout est bien qui finit bien ? Et vous auriez raison en ce qui concerne les contes de fées contemporains.
Pourtant, les versions originales racontaient bien souvent des histoires beaucoup plus sombres, sanglantes et inquiétantes.
En effet, avant d’être considéré comme de la littérature jeunesse, les contes de fées étaient avant tous des récits populaires transmis oralement. Il faut donc se mettre à la place de ces conteurs qui arpentaient les régions pour clamer leurs histoires et gagner leurs vies. Une histoire brutale collait plutot bien à la réalité de l’époque où tout ne se finissait pas bien. Dans une vie où la violence, la famine, la guerre et la mort sont des maux du quotidien, les histoires racontées reflétaient donc naturellement ces préoccupations.
Ainsi, dans les premières versions des contes qui nous sont parvenus, dans le petite chaperon rouge par exemple, il n’y a pas de chasseur qui vient la sauver. Ou alors dans Cendrillon, les belles sœurs se mutilent elles-mêmes les pieds pour entrer dans la chaussure.
Ce qu’il faut retenir de cela, ce n’est pas que les contes étaient violents gratuitement. Non, leur but était d’exprimer et d’expliquer à travers des histoires, les dangers du monde et dans le même temps, d’aborder symboliquement les peurs humaines.
C’est pour cela que lorsqu’on construit un univers de fantasy, il est toujours intéressant de se remémorer les légendes et fables de notre enfance, qui nous parlent le plus à nous et à nos peurs. De les travailler et parfois transformer pour qu’elles puissent se fondre dans l’univers créé.