Quelles sont les règles à respecter avant d’envoyer un manuscrit à un éditeur ?

C’est good, votre manuscrit est terminé, lu et relu par vous et des bêta lecteurs, tout le monde valide. Vous pensez que vous êtes arrivé à la fin de votre voyage d’auteur ? Que nenni.

Déjà parce qu’envoyer son manuscrit est une étape en soi, et puis il y a l’après : communication, contrat d’auteur, communication, écrire la suite, communication etc.

Dans cet article, je vous fait par de ce que j’ai trouvé suite à des recherches, je n’ai pas encore été jusqu’à cette étape, mais ce qu’il ressort globalement est dans cet article.

Pour commencer, ayez un manuscrit réellement terminé. Oui, oui, pas d’envoi sauvage à mi-chemin de l’écriture juste pour voir. Cela semble évident mais il s’agit d’un univers professionnel et comme vous, personne n’a de temps à perdre ;

Ensuite, envoyez votre manuscrit une fois qu’il a été relu et corrigé, par vous ou par des proches ou des professionnels. Faites en sorte que votre travail présente bien. Vous augmentez encore une fois vos chances d’être pris au sérieux.

Un conseil qui semble aller de soi mais il faut que vous vous adressiez au bon interlocuteur. Cela facilite les choses. Je m’explique, si votre roman parle de la seconde guerre mondiale mais que vous arrosez la place éditoriale en envoyant votre manuscrit à un éditeur qui n’édite que de la jeunesse pour les 0 - 3 ans, c’est fort probable que vous n’ayez pas fait votre job et identifié les éditeurs qui pourraient avoir le potentiel de vous publier. Faites le et vous multipliez déjà vos chances d’être lu.

Pour cela, regardez dans les librairies, demandez conseils aux libraires, regardez les sites internet des maisons d’éditions, leurs réseaux sociaux. L’idéal étant de déjà commercer par ce que vous avez dans votre bibliothèque, cela vous permet de connaître les ouvrages et de les aimer. C’est toujours plus agréable d’être abordé parce qu’on vous aime que parce que vous êtes juste là et qu’on a besoin de vous.

En ce qui concerne la forme, oubliez les manuscrits au sens propre du terme, préférez envoyer un manuscrit imprimé, aéré, lisible et structuré. Sauf si c’est l’objectif de votre livre d’art, soyez classique dans sa composition : une police neutre (Times News roman, Arial) en taille 11 ou 12 et en interligne 1,5 ou double. Pensez aux marges et à la pagination. Facilitez la lecture des personnes qui vont recevoir votre manuscrit c’est déjà ça de gagné pour vous.

Bon, vous avez respecté les règles énoncées ci dessus, il ne vous reste plus que quelques étapes mais o combien importantes.

Joignez à votre envoi, un synopsis clair de votre histoire. Expliquez y l’histoire dans son ensemble, les enjeux principaux, les personnages principaux et la fin du récit. Concentrez vous sur les faits, pas trop de mystère, expliquez votre livre plutôt que vouloir donner envie.

Enfin, rédigez une lettre d’accompagnement simple. Par courrier ou par mail, faite court. Dans cette lettre, pensez à indiquer le titre du manuscrit, le genre, le nombre de signes ou de mots, une phrase qui présente l’auteur. Si c’est le cas, vos publications précédentes. L’idée ici est purement administratif et professionnel, ce n’est pas un exercice littéraire.

Dernier conseil pour la route, si vous avez bien fait votre travail de recherche de maison d’édition, vous avez du remarqué que certaines maisons d’édition ouvrent des plages d’envoi de manuscrits à des moments précis de l’année ; respectez les. D’autres modalités pourront d’ailleurs être précisés à ce moment là comme le format d’envoi (PDF, papier …), la longueur maximale du texte, et toute précisions de la maison d’édition.

Encore un conseil, intéressez vous vraiment à la maison d’édition où vous voulez que votre manuscrit soit publié. Suivez les sur les réseaux sociaux, lisez leurs autres ouvrages, intéressez vous à leur histoire, allez les voir en festival du livre etc etc.

Vous avez réussi à suivre tout ces conseils ? Félicitation mais c’est là que le plus dur moment commence : l’attente. Le mythe de l’édition annonce des périodes longues, très longues d’attente de retours suite à l’envoi de manuscrits. Évitez de harceler l’éditeur en question, il faut savoir doser avant de relancer, et c’est bien là le plus difficile.

Dans tous les cas, bon courage dans ces étapes et les suivantes,

Et vous, a quelle étape en êtes vous ?

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