Quels outils pour corriger son manuscrit ?

Mes félicitations, si vous lisez cet article c’est que vous avez terminé l’écriture de votre manuscrit et que vous cherchez à lui donner un aspect professionnel.

La relecture ou plutot, les relectures, sont des étapes indispensables pour améliorer son texte. Cependant, dans la phase de relecture, il ne suffit pas de traquer les fautes d’orthographe, de grammaire et fautes d’étourderie. Cette phase est d’autant plus importante et longue, qu’il va falloir venir prendre, modifier et ciseler votre texte pour qu’il soit au top.

Pour cela, il va vous falloir analyser la structure de votre texte, son rythme, la cohérence des scènes et des personnages. Épurer votre style, éliminer les répétitions, étoffer ou réduire les dialogues. En sommes, tout revoir, en solo, accompagné ou avec des outils.

À mes yeux, le premier outil qu’il faut utiliser, est le temps.

Rien ne vaut laisser dormir / reposer quelques temps votre texte avant de revenir dessus. J’en ai fait l’exercice sur mon livre de design papier, je l’ai écrit en un mois, et, trois ans plus tard, je suis revenu sur ce livre pour m’exercer à regarder ces fameux détails. Résultats : j’y ai passé 4 jours a relire, modifier, améliorer les tournures de phrases, a comprendre pourquoi j’avais dit ça et pas plutot ça etc. Au final, je ne vous conseille pas forcément d’attendre trois ans avant de revenir sur votre texte, mais de laisser passer un mois ne va pas vous faire de mal.

Vous aurez ainsi plus de recul sur votre histoire, vous allez devoir vous replonger dans votre univers / texte, ce qui va vous placer quasiment à la même hauteur que votre lecteur ou lectrices qui découvrent votre écrit pour la première fois. C’est ce regard neuf et aiguisé qui va vous permettre d’avancer sereinement face à l’ampleur de la tache.

En prenant du temps avec votre texte, vous redevenez lecteur et non auteur.

Ensuite, pour le deuxième conseil, tout le monde fonctionne différemment, mais pour moi, l’étape suivante consiste à imprimer votre texte. Je ne saurais vous expliquer pourquoi mais le fait de passer sur papier, a une efficacité boostée pour travailler votre manuscrit.

Équipez vous de stylos et surligneurs et lancez vous. Personnellement j’utilise un panel de couleur restreint pour identifier les choses à améliorer et créer ainsi des catégories. Une couleur pour les répétitions, une autre pour les phrases trop longues, une autre pour les choses à couper ou réduire. À vous de choisir.

La lecture orale est une arme redoutable qui va vous permettre d’identifier directement la sonorité de votre texte. Si cela ne sonne pas bien à votre oreille, cela sera la même pour vos lecteurs.

Grâce à l’oral, débusquez les dialogues pas naturels, les enchaînements bancales, les répétitions.

Jusque là nous avons abordé des outils gratuits et à la portée de tous et toutes.

Vient le moment de parler investissement dans votre démarche d’auteur professionnel ;

Il existe une foultitude de logiciels pour accompagner les auteurs de nos jours, je vous ai listé ceux qui reviennent le plus souvent :

  • Antidote : le plus connu et le plus complet. Avec lui, vous pouvez corriger vos fautes bien sûr, mais aussi avoir des propositions de reformulation, des alertes sur des répétitions, des analyses de styles.

  • Tous les correcteurs intégrés : Word, Google Docs, LibreOffice. Moins puissants mais pratiques en première ligne.

  • Scrivener : outil d’aide à la structure de votre roman. Avec vous pouvez déplacer les scènes, visualiser la structure globale, prendre des notes intégrées à votre texte. Pratique surtout lors de la phase de réécriture.

  • Notion : Outil flexible qui fait le job. Avec vous pouvez organiser vos personnages, avoir plusieurs arc narratifs, intégrer et stocker des fichiers de world building etc

  • Excel, feuille de papier : utiles pour suivre l’ordre et la cohérence de vos scènes et créer ainsi de véritables tableaux de scènes avec : les scènes, les personnages présents, les objectifs, les conséquences. Pratique pour éviter les incohérences temporelles par exemple.

Vous avez fait le tour de tous les conseils ci dessus ? Vous êtes donc prêts à passer aux bêta lecteurs. Un outil humain complexe qu’il vaut mieux savoir encadrer pour éviter d’être débordé. Je vous en parle plus en détail dans un autre article.

Finalement, même avec toute l’aide du monde, le meilleur outil pour créer et améliorer un manuscrit de qualité, c’est vous.

Et vous, quels outils utilisez vous et pourquoi ?

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